2026-10-16/AS
Hommage à un élu disparu
Le conseil s'est d'abord recueilli à la mémoire de Christian Roger, élu municipal de longue date, plusieurs fois tête de liste et engagé notamment auprès du lycée agricole Maurice Clavel, dont le maire a affirmé qu'il « n'existerait pas aujourd'hui » sans lui. L'élu, qui siégeait encore au conseil d'administration de l'établissement « jusqu'à ses derniers jours », a été salué par la communauté éducative et par ses proches, présents dans le public.
Contentieux électoral : la liste majoritaire confirmée par la justice
Le maire a annoncé que le tribunal administratif de Montpellier a rejeté, le 13 octobre, le recours déposé par la liste d'opposition visant l'élection municipale. Il a rappelé que la liste majoritaire l'avait emporté avec 51,16 % des voix, en tête dans les 19 bureaux de vote, et qualifié le recours de « déraisonnable », fondé selon lui sur des « allégations mensongères » ayant mobilisé inutilement des moyens publics. S'adressant directement au chef de l'opposition, il a dénoncé une stratégie de contestation visant à « semer le doute » et à masquer des échecs électoraux répétés. L'opposition, par la voix de Mme Maurel, a déploré la sévérité des échanges, rappelant que son groupe représente plus de 4 000 électeurs.
Une démission qui interroge
Le maire a ensuite évoqué la démission de Mme Delphine Reynes, élue depuis six mois, présentée par la majorité comme l'illustration d'un engagement politique pris à la légère : « être élu n'est pas revendiquer une place, c'est assumer une fonction. » Un remplaçant siégera en son sein lors d'une prochaine séance.
Nouveau directeur général des services
M. Stéphane Pommier a été présenté comme nouveau DGS de la ville. Originaire du bassin de Thau, il succède à Mme Nadine Torres, qui reste au sein de l'administration en qualité de directrice générale adjointe du pôle ressources.
Urbanisme : modification simplifiée du PLU
Le conseil a pris acte de l'avis de la MRAe Occitanie concluant à l'absence de nécessité d'évaluation environnementale pour la modification simplifiée n°1 du PLU (secteurs Cité-Pasteur, OAP et zone d'activité). L'opposition a vivement critiqué les délais, un PLU voté en 2018, une révision enclenchée en 2021 et toujours pas finalisée et demandé où en étaient réellement les blocages. Le maire a invité les élus à consulter les dossiers en mairie et contesté l'idée d'un manquement administratif.
Concessions de plage : l'opposition réclame un bilan chiffré
Sur l'exploitation des concessions de plage, Mme Maurel a réclamé un prévisionnel sur cinq ans, dénonçant un écart estimé d'environ 37 500 € entre dépenses et recettes planchers, ainsi que de fortes disparités de rendement entre lots. Dans un contexte budgétaire contraint, « l'argent public appartient aux contribuables, et les chiffres ne votent pas », a-t-elle lancé. Le maire a répondu que l'ensemble des pièces était consultable en mairie et que les commissions (services publics locaux, commission du lundi) avaient permis de répondre aux questions, regrettant que l'élue ne s'y soit pas présentée.
Mme Johana Maurel et M Cedric Delapierre (AS)
Un climat tendu sur l'accès aux dossiers
L'échange a glissé sur un terrain plus personnel : l'opposition a demandé la mise en ligne des dossiers, à l'instar de la région, estimant que cinq jours pour étudier dix-huit délibérations sont insuffisants. Le maire a défendu la règle de la consultation physique en mairie, reprochant à Mme Maurel de ne pas habiter Frontignan et de ne pas se déplacer. L'intéressée a invoqué un problème technique de connexion et réaffirmé que rien n'empêche légalement la mise à disposition d'un lien numérique.

