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Exon Mobil : Une nouvelle ère débute, un nouveau quartier sortira de terre.

2026-05-27/AS

11 hectares dépollués, rendus à la ville (AS)

Un projet ambitieux et complexe

Sur 11 hectares, les travaux de dépollution viennent de s’achever après près de 4 ans (août 2022 – mai 2026). Ce projet est remarquable à plusieurs titres :

  • Envergure et complexité : situé en plein cœur de ville, à proximité immédiate du canal et des habitations.
  • Gestion des nuisances : une tente gonflable géante (120 m x 50 m), déployée une vingtaine de fois, a permis de limiter les impacts sur les riverains une première dans ce type de projet.
  • Volumes traités : 175 000 m³ excavés, 170 000 tonnes éliminées, avec 25 % de matériaux revalorisés grâce à du tri et du criblage, dans une logique d’économie circulaire.

Moyens humains

Jusqu’à 70 personnes en pointe (40 en phase opérationnelle), toutes exceptionnelles, que ce soit sur le terrain ou en management. Le succès du projet repose en grande partie sur leur engagement.

Une friche symbole du passé

« La transition vers l’action concrète repose souvent sur des volontés politiques, et c’est une équipe soudée qui a permis de mener à bien ce mandat. Je tiens à remercier ceux qui ont soutenu ce projet, tant sur le plan technique que financier. Il ne faut pas oublier que cette opération, dont on parle peu du coût, a représenté un investissement de 60 millions d’euros sur quatre ans, ce qui en fait un projet efficace.

Ce site, chargé d’un siècle d’histoire, symbolise aujourd’hui des transformations : remédiation, énergie décarbonée, etc. Mais il porte aussi des traces du passé, comme le chai, vestige de l’histoire du négoce du vin et de l’ère industrielle. Il est essentiel de préserver ces marques de notre identité, contrairement à ce qui a été fait au Souffre avec la démolition de la cheminée, une erreur selon moi. Ce bâtiment de bureaux abandonné, ouvert aux quatre vents et couvert de graffitis, mérite d’être conservé comme témoignage du passé industriel local. » explique Michel Arrouy, maire de Frontignan la Peyrade

Symbole d'un passé industrilel, ce batiment sera conservé (AS)

Un nouveau quartier :

Sur les 11 hectares réaménagés, la Ville voit grand. Le projet prévoit, à l’emplacement des anciennes cuves de la raffinerie, des zones dédiées aux activités industrielles et tertiaires, la future gare avec son pôle d’échange multimodal (prévus pour 2028-2029), des espaces publics, de loisirs et de rencontres, ainsi que, éventuellement, des logements.

Le premier chantier concernera la gare, avec la construction d’un passage souterrain. Suivront la reconversion de l’ancien bâtiment administratif, puis la création d’une liaison entre la passerelle et le nouveau quartier pour le connecter au centre-ville.

Activités Autres :

Pour accueillir des activités tertiaires, culturelles, de loisirs ou encore envisager des logements, des études supplémentaires sont nécessaires. L’arrêté préfectoral actuel, valide les travaux de réhabilitation, n’autorise pour l’instant que des usages industriels ou similaires. Les résultats de ces études devraient être connus d’ici la fin de l’année.

Une nouvelle s'équence s'ouvre ou tout est a construire(AS)

Une nouvelle ère pour le bassin de Thau

« Nous venons de clore une étape importante, mais une nouvelle séquence s’ouvre. Avec l’appui d’établissements publics, nous allons concrétiser la vision pour ce site unique : en cœur de ville, à 300 mètres de la plage, avec une vue sur la garrigue. Pour accompagner cette dynamique, l’agglomération a renforcé son agence de développement, afin de mieux promouvoir le territoire et attirer de nouveaux acteurs économiques, locaux ou nationaux. » Loïc Linarés, président de SéteAglooPôle